Véritables réservoirs de biodiversité et maillons essentiels de notre réseau hydraulique, les mares jouent un rôle clé dans l’écosystème local. Elles filtrent l’eau, régulent le ruissellement et abritent une faune et une flore fragiles qu’il faut protéger.
Pour garantir leur pérennité, la Ville a déployé un plan d’actions directement issu des recommandations du rapport écologique dressé par le CPIE Loire Océane. « Ce programme associe chantiers de restauration, gestion de la végétation et piégeage des espèces nuisibles afin de rétablir un équilibre biologique durable », précise Aurélie Chanu, chargée de mission biodiversité au CPIE.
Sur le terrain, quatre sites ont été concernés par des interventions étalées de la fin août à la mi-septembre. À la mare du Bourbou, les opérations de curage ont démarré fin août, complétées cet automne par l’enlèvement ciblé de lauriers-sauces pour rouvrir le milieu. Au chemin du Marais, le bassin a fait l’objet d’un curage et d’un recreusement. La semaine dernière, du côté de la mare des Forges, le reprofilage s’est accompagné de coupes afin de redonner de la lumière au plan d’eau. Enfin, sur le chemin de Padioux, le bassin a été creusé et une nouvelle passerelle posée.
Ce programme s’adapte également aux réalités du terrain : la mare de la Fontaine du Poulicas, identifiée sur un cours d’eau, fait l’objet d’un suivi spécifique avec Saint-Nazaire Agglo pour préserver ses populations de salamandres sans altérer le ruisseau.
Concrètement, pour la Ville, l’objectif, à terme, est de renforcer ses trames verte et bleue : « Il s’agit de préserver des corridors écologiques — haies, bois, noues… — pour relier les mares entre elles et favoriser, ainsi, le déplacement de la faune », conclut Fabien Cazin, élu en charge de l’Environnement. L’opération se poursuivra en 2027.